Collage tendance en demi-teintes. Concept de protection des informations confidentielles, sécurité des données et des documents, de contrôle de l’accessibilité, de la confidentialité IA. Crédits iStock : Natalya Kosarevich Référence de l'illustration : 2214832585

Confidentialité : le guide pour utiliser l’IA sans exposer vos données

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Alice Petitcolin

Sommaire

👉 L’essentiel : La confidentialité, la conformité et la souveraineté sont trois exigences distinctes, et un modèle peut satisfaire l’une sans satisfaire les autres. Un hébergement en Europe ne suffit pas, à lui seul, à écarter toute exposition à une juridiction étrangère lorsque l’éditeur relève du droit des États-Unis, comme Microsoft l’a reconnu sous serment devant le Sénat le 10 juin 2025. Depuis le 2 août 2026, de nouvelles obligations de l’AI Act s’appliquent également (transparence, contrôles et sanctions), avec des amendes pouvant atteindre 35 millions d’euros ou 7 % du chiffre d’affaires mondial pour les manquements les plus graves. Pour des données réellement sensibles, un modèle européen ou un modèle open-weight auto-hébergé offre généralement le plus haut niveau de contrôle.

L’intelligence artificielle générative s’est installée dans presque tous les métiers. On lui fait rédiger un e-mail, résumer un rapport, analyser un fichier ou préparer une décision. À chaque fois, un prompt quitte votre écran et part vers un serveur, souvent situé à des milliers de kilomètres. Or ce message contient parfois un nom, un montant ou un document confidentiel. La vraie question n’est donc plus uniquement de savoir si l’IA vous fait gagner du temps, mais ce qu’elle fait de ce que vous lui confiez, et donc de la confidentialité de vos données.

Qui peut lire ces données ? Où sont-elles stockées, et pendant combien de temps ? Servent-elles à entraîner le prochain modèle ? Un hébergement européen suffit-il vraiment à vous protéger ? Et derrière le mot « souveraineté », que faut-il concrètement vérifier avant de confier un document à une IA ? Ces questions valent autant pour un indépendant que pour une PME, une administration ou un grand groupe. Voici de quoi y voir clair, puis décider en connaissance de cause.


Conformité, confidentialité, souveraineté d’un modèle IA : quelle différence ? 🧭

On emploie souvent ces trois termes comme des synonymes. Pourtant, ils répondent à des questions différentes, et confondre ces trois concepts serait contre-productif voir risqué, surtout quand il s’agit de vos informations. Avant de creuser un peu plus le sujet de ce dossier, faisons d’abord un point de vocabulaire.

La conformité : « est-ce autorisé ? »

Pour commencer, la conformité désigne le respect des règles applicables : le RGPD pour les données personnelles, l’AI Act pour les usages de l’IA, et le droit sectoriel pour la santé, la finance ou les ressources humaines. Elle se prouve par des documents : un contrat de sous-traitance (DPA1), un registre des traitements, une analyse d’impact. Attention néanmoins : une clause contractuelle engage juridiquement un fournisseur, mais elle ne garantit rien techniquement. La conformité est donc nécessaire, jamais suffisante à elle seule.

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Main robotisée tenant un marteau de juge, concept de conformité IA ou de justice basée sur l'IA, fond jaune, rendu 3D, contraste élevé, composition minimaliste, technologie futuriste, intelligence artificielle, droit européen. Source : iStock.
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« La réglementation européenne sur l’intelligence artificielle a longtemps semblé lointaine, réservée aux juristes et aux très grands groupes. Ce constat a changé dès le 2 août 2026… » >> Lire la suite

La confidentialité : « qui peut lire mes données ? »

Ensuite, la confidentialité concerne l’accès effectif à vos données : sont-elles chiffrées, conservées, réutilisées pour l’entraînement, consultables par des salariés de l’éditeur ? C’est une question technique et opérationnelle, qui se règle par des paramètres concrets comme la rétention, le chiffrement ou le mode « zéro rétention ». Une IA peut très bien être conforme sur le papier tout en conservant vos échanges plusieurs semaines.

La souveraineté : « quel droit s’applique, et qui garde le contrôle ? »

Enfin, la souveraineté va plus loin : elle porte sur la juridiction dont dépend le fournisseur et sur votre capacité à garder la maîtrise de la chaîne. Une entreprise soumise au droit américain reste, par exemple, susceptible d’être visée par des lois extraterritoriales, quel que soit le lieu de stockage.

Par ailleurs, une IA souveraine ne se confond pas avec un cloud souverain : ce sont deux couches distinctes. Vous pouvez faire tourner un modèle américain sur un cloud européen, ou l’inverse. La souveraineté complète suppose de contrôler quatre couches : l’infrastructure, les données, le modèle et la gouvernance des usages. Dans cet article, l’expression « modèle IA souverain » sert de raccourci pour une solution dont vous maîtrisez ces couches, du fournisseur à l’infrastructure. La souveraineté n’est donc pas une propriété du seul modèle, mais de toute la chaîne.

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Image d'illustration de l'article LabSense sur l'infrastructure IA. Une femme avec un casque de chantier et un gilet jaune dans une allée d'entrepôt technologique. Crédits iStock : gorodenkoff Référence de la photo : 1349338605
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Où vont vraiment vos données quand vous utilisez une IA ? 🔍

Afin de choisir au mieux votre outil, il faut en premier lieu comprendre le chemin qu’emprunte un prompt.

Vos données servent-elles à entraîner le modèle ?

Ici, la ligne de partage tient au type de compte. Sur les offres grand public, l’entraînement est souvent activé par défaut. Anthropic a par exemple modifié ses conditions grand public en août 2025 : les utilisateurs Free, Pro et Max doivent désormais choisir, et la conservation peut aller jusqu’à cinq ans en cas d’accord. À l’inverse, sur les offres entreprise et via API, les principaux éditeurs s’engagent à ne pas entraîner leurs modèles sur vos contenus. En résumé, la leçon est simple : pour un usage professionnel, un compte personnel n’a rien à faire dans le circuit.

Capture des paramètres d'Anthropic pour optimiser la confidentialité sur le compte Claude.
Capture des paramètres d’Anthropic pour optimiser la confidentialité sur le compte Claude.

Combien de temps sont-elles conservées ?

La rétention varie aussi fortement. Par défaut, l’API d’OpenAI par exemple conserve les échanges jusqu’à 30 jours à des fins de lutte contre les abus. Anthropic a de son côté ramené cette durée à 7 jours sur son API depuis septembre 2025. Et surtout, les deux proposent un mode de zéro rétention (Zero Data Retention) pour les clients éligibles : OpenAI l’a réaffirmé le 19 août 2026 pour ses modèles de pointe. Ainsi, dans ce mode, rien n’est conservé une fois la réponse renvoyée. Ce réglage n’est toutefois pas automatique : il se demande, et parfois se contractualise.

Schéma officiel des contrôles d'accès - API OpenAI, GPT. Confidentialité IA.
Schéma officiel des contrôles d’accès – API OpenAI, GPT.

Un acteur étranger peut-il y accéder ?

C’est le point le plus mal compris. Beaucoup pensent qu’un centre de données situé à Paris suffirait à protéger leurs informations. En réalité, l’hébergement en Europe ne suffit pas, à lui seul, à écarter toute exposition à une juridiction étrangère. Le Cloud Act2, loi américaine de 2018, peut ainsi contraindre un fournisseur soumis au droit des États-Unis à communiquer certaines données à la justice américaine, y compris lorsqu’elles sont stockées en Europe. Le mécanisme n’a rien d’automatique, car la loi prévoit des voies de contestation dans certains cas, mais il existe. En effet, devant la commission d’enquête du Sénat, le 10 juin 2025, le directeur juridique de Microsoft France a reconnu qu’il ne pouvait pas promettre de ne jamais transmettre les données de citoyens français, tout en précisant que l’entreprise s’engage à contester les demandes non fondées.

Côté européen, l’article 48 du RGPD3 prévoit qu’une décision d’une autorité d’un pays tiers n’est, en principe, ni reconnue ni exécutoire dans l’Union sauf accord international ; le Comité européen de la protection des données rappelle d’ailleurs que répondre à une telle demande reste un transfert soumis au RGPD. Les organisations concernées se retrouvent donc entre deux cadres juridiques qui peuvent parfois entrer en tension.

Les promesses de confidentialité des modèles classiques 🤞

Les géants de l’IA que vous connaissez offrent aujourd’hui des garanties professionnelles solides, mais elles ne se valent pas sur tous les critères. La distinction décisive tient à la juridiction dont relève l’entité qui contracte avec vous.

  • Un acteur américain peut proposer un hébergement européen, un DPA conforme et un mode zéro rétention, ce qui répond déjà à beaucoup de besoins professionnels ; il reste toutefois susceptible d’être visé par des demandes fondées sur le droit américain.
  • Un acteur européen comme Mistral AI, entreprise française éditrice de l’assistant Le Chat, relève quant à lui du droit européen, ce qui réduit cette exposition. Ses modèles open-weight peuvent en outre être installés sur votre propre infrastructure, de sorte que les données n’aient pas à quitter votre environnement.

Aucun de ces choix n’est « meilleur » dans l’absolu : tout dépend de la sensibilité des données, du budget et du niveau de contrôle recherché. Le tableau ci-dessous résume les postures des offres entreprise et API (et non des versions grand public). Ces éléments dépendent de l’entité contractante, du produit, de la région et du contrat, et ils évoluent vite : vérifiez toujours l’engagement précis qui s’applique à votre cas.

Tableau récapitulatif : OpenAI, Anthropic, Mistral AI et Google

CritèreOpenAI (GPT)Anthropic (Claude)Mistral AIGoogle (Gemini)
Juridiction de l’entité / du groupeGroupe américainGroupe américainGroupe français (UE)Groupe américain
Entraînement sur vos donnéesNon par défautNon (termes commerciaux)Non (offre entreprise, DPA)Non par défaut
Rétention API par défautJusqu’à 30 jours7 jours (depuis 09/2025)Selon contrat (UE)Selon contrat
Mode zéro rétentionOui, clients éligiblesOui, entreprise éligibleOui (déploiement dédié / on-premise)Oui (contrats entreprise)
Hébergement UE possibleOui (régions)Oui (via cloud)Oui, natifOui (régions)
Exposition potentielle à une juridiction extraterritorialePossible (droit US)Possible (droit US)Plus limitée (groupe UE)Possible (droit US)

Sources : pages officielles des éditeurs et politiques de rétention en vigueur à l’été 2026. Ces informations dépendent du produit, de la région et du contrat, et changent régulièrement : à confirmer au cas par cas. Les durées de rétention indiquées sont des valeurs par défaut, susceptibles d’évoluer.

Quid de la confidentialité sur les IA chinoises ? 🤔

Les modèles chinois comme DeepSeek, Manus AI ou Qwen ont bousculé le marché par leur qualité et leur prix. Sur le terrain de la confidentialité, en revanche, ils appellent une vigilance particulière. Le point sensible n’est pas le pays d’origine en soi, mais le régime juridique auquel l’éditeur reste soumis.

Faites le point sur les modèles IA chinois

Applications d'assistants d'IA chinoise sur un écran de téléphone.
Kimi K3, Qwen 3.8, DeepSeek V4… En 2026, l’IA chinoise monte en puissance

« Pendant des années, l’intelligence artificielle a semblé porter un passeport américain. Les noms qui comptaient étaient ceux de la Silicon Valley : OpenAI, Google, Anthropic. Mais progressivement… » >> Lire la suite

Des données stockées en Chine, sous droit chinois

Selon sa propre politique de confidentialité, l’application DeepSeek collecte et conserve en Chine un large éventail de données : compte, historique de conversations, prompts, fichiers importés, adresse IP et informations d’appareil. Ces échanges peuvent aussi nourrir l’entraînement de ses modèles. Surtout, la loi chinoise sur le renseignement de 2017 prévoit, en son article 7, que les organisations coopèrent avec le travail de renseignement de l’État. Les garanties offertes à l’utilisateur, les voies de recours et les mécanismes applicables ne sont donc pas les mêmes que sous le RGPD : avant tout usage, il faut examiner le droit applicable et la politique de traitement du fournisseur.

Des régulateurs européens déjà mobilisés

Les autorités n’ont pas tardé à réagir. Dès le 30 janvier 2025, le régulateur italien (le Garante) a ordonné la limitation du traitement des données des Italiens, et l’application a été retirée des stores dans le pays. L’Allemagne a demandé son retrait à son tour, tandis que la CNIL française a ouvert une analyse, sans blocage à ce stade. En tant que fournisseur de modèle, DeepSeek entre par ailleurs dans le champ de l’AI Act.

La nuance décisive : application hébergée ou modèle auto-hébergé

Un point change tout. Ces critiques visent l’application et l’API hébergées en Chine. Or plusieurs modèles chinois sont open-weight : vous pouvez les télécharger et les exécuter sur votre propre infrastructure. Dans ce cas, aucune donnée ne partirait vers la Chine, car le modèle tourne chez vous. Pour un usage professionnel sensible, cette distinction fait toute la différence, et elle nous mène justement à l’option peut-être la plus protectrice.

Faire tourner un modèle IA sur votre propre ordinateur 💻

Puisque le risque naît souvent du voyage des données, la réponse la plus radicale consiste à supprimer le voyage. C’est le principe de l’IA locale : le modèle s’exécute directement sur votre machine et, dans une configuration correctement isolée, vos données peuvent rester entièrement dans votre environnement. En 2026, cette approche est d’ailleurs devenue accessible bien au-delà du cercle des ingénieurs.

Comment ça marche, concrètement

Des outils gratuits ont démocratisé cette voie. Par exemple, Ollama télécharge et lance un modèle en une seule commande, tandis que LM Studio propose une interface graphique complète. Vous récupérez ensuite un modèle open-weight selon vos besoins : Llama de Meta, Mistral, Gemma de Google, Qwen ou les modèles ouverts publiés par DeepSeek. Une fois le modèle téléchargé, il peut fonctionner sans connexion internet, selon la configuration. Bien configuré et coupé des services annexes (télémétrie, extensions, outils connectés), il peut alors traiter un contrat sensible ou un rapport interne sans que ces contenus quittent votre environnement.

Les vrais avantages

  • Confidentialité maîtrisée : vos données restent sur votre matériel, ce qui simplifie la conformité RGPD. Le niveau réel dépend toutefois de la machine, du réseau, des sauvegardes et de l’administration.
  • Coût maîtrisé : une fois le matériel disponible, il n’y a plus d’abonnement ni de facturation à l’usage.
  • Indépendance : vous ne dépendez plus de la politique d’un fournisseur étranger, ni de ses changements de conditions.
  • Personnalisation : un modèle open-weight se paramètre et s’améliore en fonction de votre métier et votre vocabulaire.

Quelques limites à connaître

L’IA locale n’a toutefois rien de magique. D’abord, elle réclame du matériel : comptez environ 8 Go de mémoire graphique pour un modèle de 7 milliards de paramètres, et bien davantage pour les plus gros. Ensuite, un modèle qui tourne sur un poste de travail reste, à ce jour, moins puissant que les meilleurs modèles du cloud. Enfin, la sécurité devient votre responsabilité : un modèle local mal configuré, exposé publiquement, perd tout son intérêt. La bonne pratique consiste donc à le traiter comme n’importe quel service sensible, derrière une authentification solide et sur le réseau interne.

Comment choisir un modèle IA souverain selon vos données 🎯

Il n’existe pas de réponse unique, car tous vos usages n’ont pas la même sensibilité. La bonne méthode consiste à partir de la donnée, jamais de l’outil. Commencez donc par une cartographie simple, puis alignez le niveau de protection sur le niveau de risque.

Des repères par profil d’usage

  • Données publiques ou non sensibles (brouillon d’article destiné à être publié, reformulation d’un texte déjà public) : une API professionnelle grand public suffit largement. Inutile de surinvestir.
  • Données internes ou personnelles soumises au RGPD (dossiers clients, données RH courantes) : exigez une offre entreprise, un DPA signé, un hébergement européen et, idéalement, le mode zéro rétention.
  • Données très sensibles (santé, juridique, secrets industriels, données stratégiques) : privilégiez un modèle souverain européen, voire un modèle open-weight hébergé en interne ou sur un cloud qualifié SecNumCloud, dont le référentiel vise précisément à limiter l’exposition aux lois extraterritoriales.

Les critères de décision à passer en revue

Au moment de trancher, il faut donc se poser les bonnes questions pour faire le tri. De quel droit relève le fournisseur ? Où sont hébergées les données au repos ? Vos contenus servent-ils à l’entraînement ? Quelle est la rétention, et le mode zéro rétention est-il disponible ? Le fournisseur signe-t-il un DPA et publie-t-il la liste de ses sous-traitants ? Dispose-t-il de certifications reconnues (ISO 27001, SOC 2, HDS pour la santé) ? Enfin, les interactions sont-elles journalisées et la solution est-elle réversible ? Cette traçabilité devient d’ailleurs un enjeu réglementaire, pas seulement technique.

Nos derniers conseils pour renforcer votre confidentialité 🛡️

Choisir le bon modèle ne représente en fait que la moitié du chemin. Dans le conseil, le risque vient souvent de l’usage : le mauvais espace de travail, la donnée de trop dans un prompt, la sortie non relue. Voici les réflexes qui vous protègent vous, vos équipes et vos clients au quotidien.

  • Minimisez avant d’envoyer. Ne transmettez que le strict nécessaire, et pseudonymisez ce qui peut l’être. Un modèle ne devrait jamais voir un nom de collaborateur ou de client si un identifiant suffit.
  • Travaillez dans le bon cadre. Un compte entreprise avec DPA offre des garanties qu’un compte personnel n’aura jamais. C’est une question de contrat autant que de discipline.
  • Gardez l’humain dans la boucle. Une recommandation issue d’une IA se relit, se recoupe et s’assume. La supervision humaine reste votre meilleure assurance qualité.
  • Signalez les contenus générés. L’obligation de transparence de l’AI Act (article 50), applicable depuis le 2 août 2026, impose d’informer l’utilisateur qu’il échange avec une IA ou qu’un contenu a été généré.
  • Tracez les usages. Journaliser les interactions permet de démontrer votre diligence en cas de contrôle, et d’ailleurs les amendes vont de 7,5 millions à 35 millions d’euros ou 7 % du chiffre d’affaires selon la gravité.

Structurer tout cela demande du recul, car chaque secteur a ses contraintes. C’est précisément l’objet de notre offre de Conseil IA : cartographier vos données, choisir les modèles adaptés (ouverts ou propriétaires), et poser une gouvernance qui tienne la route face au RGPD comme à l’AI Act.


La confidentialité IA n’a maintenant plus de secrets pour vous !

Protéger vos données et celles de vos clients ne se résume pas à cocher une case « serveurs en Europe ». Cela suppose de distinguer clairement conformité, confidentialité et souveraineté, puis d’ajuster chaque usage au bon niveau de protection. La bonne nouvelle, c’est qu’un cadre solide et une IA performante ne s’opposent pas : bien orchestrés, ils deviennent un argument de confiance auprès de vos équipes et de ceux qui vous confient leurs dossiers.


Vos questions fréquentes sur la confidentialité IA ❓

Le chiffrement suffit-il à échapper au Cloud Act ?

Le chiffrement aide, à une condition : que vous seul déteniez les clés. Si le fournisseur peut déchiffrer les données, il peut être contraint de les remettre. Un chiffrement dont les clés restent chez le client réduit donc réellement l’exposition.

Open-weight et open source, est-ce la même chose ?

Pas exactement. Un modèle open-weight met à disposition ses poids, donc vous pouvez le télécharger et l’exécuter ; le code et les données d’entraînement, eux, ne sont pas forcément ouverts. Surtout, pouvoir héberger un modèle ne le rend pas souverain en soi : la souveraineté dépend de l’endroit où vous le faites tourner et du droit qui s’y applique.

Simple utilisateur d’une IA, suis-je concerné par l’AI Act ?

Oui. Le règlement vise aussi les « déployeurs », c’est-à-dire les organisations qui utilisent un système d’IA. Vos obligations restent plus légères que celles du fournisseur, mais l’information des utilisateurs et la supervision humaine vous incombent.

Le RGPD interdit-il d’utiliser une IA américaine ?

Non, il l’encadre. Vous pouvez recourir à un éditeur américain à condition de sécuriser le transfert (clauses adaptées, mesures techniques) et de limiter les données sensibles transmises. Pour les cas les plus critiques, une solution européenne peut simplifier l’équation, sans être pour autant la seule option conforme.

Un modèle souverain est-il moins performant ?

L’écart s’est fortement réduit. Sur de nombreuses tâches professionnelles, les modèles européens rivalisent désormais avec les meilleurs acteurs américains. Le bon réflexe consiste à tester le modèle sur votre cas d’usage réel plutôt qu’à vous fier au seul classement.


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Vous conseillez vos clients à l’aide de l’IA et vous voulez le faire sans exposer leurs données ou les vôtres ? Nos experts vous aident à cartographier vos usages, choisir des modèles adaptés à votre niveau de sensibilité et poser une gouvernance conforme au RGPD et à l’AI Act. De l’Audit IA au Conseil IA, jusqu’à la mise en œuvre via notre Studio IA, nous vous accompagnons à chaque étape d’optimisation de votre confidentialité IA.

  1. Un DPA (Data Processing Agreement ou contrat de sous-traitance de données) est un accord juridique obligatoire requis par l’article 28 du RGPD (Règlement Général sur la Protection des Données) entre un responsable de traitement et un prestataire qui manipule des données personnelles pour son compte. ↩︎
  2. Orrin G. [R-UT Sen. Hatch, « Text – S.2383 – 115th Congress (2017-2018): CLOUD Act », 6 février 2018 || Lien ↩︎
  3. Transferts ou divulgations non autorisés par le droit de l’Union : « Toute décision d’une juridiction ou d’une autorité administrative d’un pays tiers exigeant d’un responsable du traitement ou d’un sous-traitant qu’il transfère ou divulgue des données à caractère personnel ne peut être reconnue ou rendue exécutoire de quelque manière que ce soit qu’à la condition qu’elle soit fondée sur un accord international, tel qu’un traité d’entraide judiciaire, en vigueur entre le pays tiers demandeur et l’Union ou un État membre, sans préjudice d’autres motifs de transfert en vertu du présent chapitre. » || Lien ↩︎

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